Horaires

Cinéma Expérimental
 
 

> Mises en lumières

Le noir éclaire de Catherine Bareau

Performance pour projecteurs super 8 - 50’ - 2004 / 2005
Variation multi écrans sonore de Catherine Bareau
Conception sonore par Catherine Bareau et Vincent Gobert

Le noir éclaire, composé de séquences sonores et visuelles autonomes, propose au spectateur un voyage dans les sensations. Même si je suis à l’origine d’une image ou d’un son, je suis spectatrice parmi les autres, installée dans la salle comme aux premiers temps du cinéma. J’aimerais que le cinéma tienne compte de ce que nous sommes, de nos capacités à ressentir, à regarder, à écouter, à rêver.
À quoi ça tient ce faisceau tendu au-dessus de nos têtes ? Ce corps de lumière allongé à l’horizontale que l’on ne regarde jamais ? À quoi ça ressemble ce katakatakatak, ce battement dans la salle, cette source, cette tendre vitesse de la lumière ? A notre danse de l’ouïe, du oui. Au cri des oiseaux qui pépient. Mais on ne verra aucun oiseau : c’est l’effacement qui affirme la présence.
Vivre, c’est défendre une forme, écrivait Hölderlin. La forme de ceux qui regardent : l’enfant dans la lumière, la femme sur le seuil, la femme dans la fenêtre, la femme étincelle, les gens dans le paysage. Ceux qui regardent le film avec moi. Et la mer, son ressac, pourraient être notre rumeur intime.
Catherine Bareau.


> Focus on Label-ombres

Edition et distribution d’expériences cinématographiques fragiles60’

Les films que présente Label Ombres dans sa première collection sont des mondes en gestation, un tremblement situé entre une apparition et une disparition, des formes archaïques projetées dans un futur gelé. Nous proposons un cinéma de la sensation qui cristallise le vivant dans un battement, un souffle, un premier cri… une vision.
Le Label protège ses Ombres en gardant leurs traces. La recherche plastique de chaque cinéaste s'articule autour de la lumière argentique (pellicule 16mm, Super 8, photographie, développement en laboratoire artisanal…). Il s'agit de films en copie unique, entièrement auto produits et diffusés jusqu'alors de manière confidentielle. Notre édition sur support DVD permet de rendre visibles et accessibles ces œuvres singulières et fragiles.
Vivant, le corps du cinéma s'élargit et se projette sous différentes formes. Les artistes d'Ombres ont tous une approche filmique qui s'étend au-delà de l'écran ; performances, installations, expositions photographiques, créations sonores, essais, poèmes… expériences du corps, instants rares, éphémères et précieux.
(www.label-ombres.org)

Conscient que le support DVD ne peut être une finalité de l'œuvre in situ, notre label propose la création d'événements cinématographiques à vivre. Chaque collectionneur d'Ombres sera invité à l'expérience intime de la projection, afin de rencontrer les artistes et de découvrir leurs œuvres dans les meilleurs conditions :

Le corps des vents, 2004 / sans pellicule / 20', Texte Mikaël Rabetrano, Création sonore Mikaël Rabetrano et Frédéric d. Oberland
Le Cristallin , 2002 / 16mm / 7', Réalisation Carole Arcega, Bande sonore Frank Rochard

Macula, 2004 / 16mm / 16', Réalisation et corps Carole Arcega, Photographie et bande sonore Sébastien Cros

Elez , 2003 / 16mm / 2', Réalisation Mikaël Rabetrano, Musique Frédéric d. Oberland
Terrae, 2004 / 16mm / 10', Réalisation Othello Vilgard, Conception sonore Othello Vilgard
Tabula Rasa, 2005 / Super 8 / 15', Performance triple écran : Réalisation Sébastien Cros, Intervention plastique Carole Arcega, Bande sonore Sébastien Cros

En lumière
La lumière, fil conducteur de ce programme, révèle des états, des images, des matières…

Part 1 (durée 45’)
DANTE QUARTET, Stan Brakhage, 16 mm, 7’, silencieux, 1987
BLACK ICE, Stan Brakhage, 16 mm, 2’30, silencieux, 1994
DELICACIES OF MOLTON HORROR SYNAPSE,
Stan Brakhage,16 mm, 10’, silencieux, 1991
L’EN DEDANS II, Philippe Cote, 16 mm, 15’, silencieux, 2005
THE SNOWMAN, Phil solomon, 16 mm, 8’30, sonore, 1995

Part 2 (durée 70’)
THE VISITATION, Nathaniel Dorsky, 16 mm, 18’, silencieux, 2002
FACE A CE QUI SE PRESENTE, performance super 8 de Catherine Bareau, 18’, sonore, 2003/2005
SEDIMENTS, Philippe Cote, 16 mm, 18’, silencieux, 2004
AI ( LOVE ), Takahiko Iimura, 16 mm, 10’, sonore, 1962-1963
FILM STENOPEICO, Paolo Gioli, 16 mm, 15’, silencieux, 1974-1989


Programmation :
Philippe Cote a réalisé une dizaine de films depuis 1998, montrés dans des festivals et différents lieux en France et à l’étranger. Il a proposé également des séances de cinéma expérimental à travers la programmation de classiques et d’œuvres contemporaines. Ce cinéaste, à la démarche sensible et radicale, travaille essentiellement le motif du corps, la matière, la lumière et la couleur selon des techniques qui vont du film sans caméra, au re-filmage artisanal, en passant par la peinture sur pellicule. BREF le magazine du court métrage, lui consacrera un article dans son numéro de mai 2005 (www.etna-cinema.net/cineastes/cote.html)

Depuis 1988, Catherine Bareau a réalisé une dizaine de films qui ont été montrés dans des festivals et différents lieux à Paris et en province. Elle conduit des ateliers d’initiation au cinéma. En 2000, elle découvre les films de Jean-Claude Rousseau qui ne cesseront de l’inspirer. Installée avec ses projecteurs Super 8 parmi les spectateurs, elle projette elle-même ses films en cinéma élargi. Le son, la projection in vivo, l’espace de la salle et les spectateurs sont les constituants cinématographiques où se révèle la présence. BREF le magazine du court métrage, lui consacrera un article dans son n°de juillet 2005 (www.etna-cinema.net/cineastes/bareau.html ).