Les pratiques amateurs et le cinéma indépendant
L’avènement du numérique dans l’audiovisuel
bouleverse profondément la façon d’appréhender
le cinéma. De nouvelles formes cinématographiques
accompagnent ces changements techniques et le court métrage,
lieu d’expérimentations cinématographiques
et d’innovations techniques, est le plus réactif
à ce bouleversement.
Les nouveaux outils numériques permettent d’apprivoiser
plus aisément la technicité du cinéma et
permet de faire des films « chez soi ». Cette révolution
dans la façon de faire du cinéma repose la question
des pratiques amateurs et du cinéma indépendant
ou « sauvage ».
Quelles (r)évolutions cinématographiques pour
ces nouveaux réalisateurs ? Quels statuts pour ces œuvres
et ces artistes en marge de tous systèmes économiques
? Quelles politiques et quelles aides mettre en œuvre pour
accompagner ces nouvelles façons de faire du cinéma
?
En présence d’Ariel Kyrou
Ariel Kyrou est l’auteur de "Techno
Rebelle, un siècle de musiques électroniques"
(Denoël, 2002), directeur associé de Moderne Multimédias,
conseiller à la rédaction de Chronic'art, co-fondateur
de Cyberélecto. Il anime une série de conférences
autour de l'histoire des cultures nées de l'électronique
à l'IESA (Institut d'Etudes Supérieures des Arts)
à Paris.
Son sujet pour la conférence :
1. Considérant ce qui se passe sur
internet comme des musiques électroniques, et au regard
de grandes références du cinéma expérimental
(de Hans Richter à Norman McLaren), quelles pourraient
être les grandes révolutions du court métrage
à l'ère du numérique ?
2. Au regard des débats autour du Peer
to Peer et d'initiatives comme Creative Commons ou le site et
label Artistshare aux USA, le Net ne pourrait-il pas révolutionner
l'accès, et donc la diffusion comme la distribution des
courts métrages réalisées aujourd'hui,
qu'ils soient amateurs ou professionnels ?